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 مقالة محمد في جريدة كوتيدان

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alphasoli



عدد المساهمات : 90
تاريخ التسجيل : 16/09/2014

مُساهمةموضوع: مقالة محمد في جريدة كوتيدان   الأحد 02 نوفمبر 2014, 22:04

COURRIER 21 Le Quotidien d'Oran
Dimanche 02 novembre 2014
Madame la Ministre,
Vous venez de balayer d’un revers de la
main la revendication du personnel d’Intendance
d’accéder à une forme de reconnaissance
identitaire par le biais de
l’octroi de l’indemnité d’expérience pédagogique.
Vous lui en contestez le droit,
mais vous et vos prédécesseurs trouvez
tout à fait normal d’en faire bénéficier
les Adjoints d’Education et les Laborantins,
grand bien leur fasse et d’en exclure
ceux qui sont censés en être les primo
bénéficiaires. Au nom de quoi ? Au nom
d’une sordide et pathétique «stratégie»
de diviser pour régner et par l’occultation
de vérités historiques. Et là nul besoin
de convoquer l’Histoire à travers
l’Edit de 1635 de Richelieu qui créa le
corps des Intendants de Justice, de Police
et de Finances, l’Instruction Publique
plus de deux siècles plus tard, intègre ce
commis dans ses structures administratives.
Je m’arrête là pour dire mon sentiment
que le niet catégorique que vous
avez opposé à la revendication de la corporation
ne résulte pas d’une démarche
objective et rationnelle ni ne découle
d’une étude comparative des tâches imparties
à tout un chacun mais qu’il est
surtout l’oeuvre d’un lobby puissant tapi
dans les arcanes de l’administration que
Claude Allègre ancien Ministre de l’Education
en France caricaturait en parlant
de «Mammouths» et auxquels me semble-
t-il, s’applique l’axiome d’Albert Einstein
selon lequel il est plus facile de briser
un atome que de vaincre un préjugé.
Mais cet ostracisme, cette stigmatisation
et vous finirez par en convenir, ouvrira
une brèche dans l’harmonie des rapports
au sein de la communauté éducative
qu’il sera difficile de colmater ce dont
votre département ministériel aurait pu
faire l’économie particulièrement dans
cette conjoncture où le niveau de déliquescence
de cette école sinistrée a atteint
des cimes stratosphériques.
Permettez moi Madame la Ministre de
vous renvoyer à des extraits puisés dans
différentes contributions étalées de 1992
à 2003 et que cinq quotidiens ont publiées
en m’offrant l’hospitalité de leurs
colonnes. J’ai la modestie de croire que
l’argumentaire qui y était développé
augurait du clash. Jugez-en !
1- Extrait de l’article intitulé «Le Statut
de l’Intendant : une crise identitaire» publié
dans El Moujahid du 24 Mai 1992
L’énumération des multiples attributions
dévolues à l’Intendant serait fastidieuse
si elle ne permettait pas de mettre
en évidence le bicéphalisme des tutelles
contraignantes qu’exercent concomitamment
sur lui les ministères de l’éducation
et de l’économie, ces deux institutions
ayant en commun leur volonté d’occulter
ses droits et de réprimer drastiquement
ses erreurs.
«Ballotté de 1985 à 1990 entre une
pléthore de «tutelles» (Intérieur, Education
et Economie), chacune s’efforçant
de balancer le bébé avec l’eau du bain,
l’Intendant va gérer cette situation kafkaïenne
avec une résignation et une rage
refoulée mais qui n’altèrent en rien son
dynamisme et son optimisme.
Alors Educateur ? Comptable ? Cette
bipolarité obsédante à force de questionnements
induit une «crise identitaire» qui hypothèque
la gestion de la carrière de l’Intendant
et compromet sa volonté d’intégration au sein
de l’équipe d’encadrement.
Devant tant d’acharnement à «l’hybrider
», il réitère sa revendication fondamentale
de comptable public sur toute
autre considération. Il interpelle donc la
conscience des responsables concernés
sur la nécessaire prise en charge de ses
préoccupations.»
2- Extrait de l’article paru dans El Watan
et le Matin du 26.03.1994 sous le ti-
L’Intendant : plaidoyer pour
une reconnaissance identitaire
La Caisse Nationale d'Assurances sociales
(CNAS), assure-t-elle réellement, dans sa
gestion, la protection sociale de ses affiliés ? Au
regard de la réalité, la réponse est discutable. Sans
nous laisser abuser par les explications qui ne tiennent
pas devant les faits et pratiques, l’assuré ne
jouit pas de ses droits, comme il se doit, en matière
surtout de remboursement.
Au nom certainement d’un souci de préservation
d’un système de sécurité sociale, ce sont les
affiliés qui doivent supporter les carences de fonctionnement
et encore la bureaucratie. La gestion
actuelle semble se préoccuper, actuellement, plus
pour combler les déficits issus d’une gestion problématique
que d’un souci réel de protection.
Si les textes assurent les remboursements des
frais médicaux à hauteur de 80% et 100% (pour
les malades chroniques), la réalité, en fait, est
autrement différente ; au désavantage de l’assuré.
Le remboursement des actes médicaux par la
CNAS se fait de façon vraiment injuste. Payer
700,00 DA ou 1200,00 DA pour se faire rembourser
50,00DA ou 70,00 DA en passant une demie
journée à faire la queue, si vous vous présentez
tôt, est un manque de respect, une arnaque. Les
assurés, dans leur majorité, renoncent en plus à
déposer les «petites» ordonnances de moins de
1000 DA à cause du montant dérisoire remboursé.
Si l’échéance pour la mise à jour des cartes
«Chiffa» arrive, c’est carrément la saturation et
les… surprises. Vous risquez après des heures d'attente,
que l’on vous exige une «fiche familiale» ou
«le certificat de non-activité» ou les deux.
La 2ème arnaque de la part CNAS est ce vol
caractérisé avec ce «prix public» et ce «tarif de référence
». Par exemple, vous payez réellement un
prix d’un médicament, mais on vous rembourse
sur la base d’un prix «administratif» fixé à parfois
la moitié ou plus, auxquels s’ajoutent les nombreux
médicaments non remboursables.
Une autre stupidité de nos «compétents» de la
CNAS et de leur ministère : on ne vous rembourse
certains médicaments que s'ils sont prescrits par
une institution publique de santé (hôpital, centre
de santé...) et non par une officine privée; même
spécialisée. Il suffit, alors, de se présenter avec la
même ordonnance dans un centre de santé pour
la changer ; tout simplement ! Où est donc l’intérêt
d'une telle décision?
Le tout fait que l’on ne rembourse qu’entre 45
et 60% de la facture réelle en cas de maladie ;
dans les meilleurs des cas !
L’autre ineptie est l'obligation faite à certaines
catégories de malades de se présenter à la CNAS
pour contrôle (les personnes âgées de plus de
80 ans souvent handicapées, alitées etc.) et de
monter des étages! Le moins que l’on puisse
dire, c’est amoral !
Arrêtons ici, car nous avons une dizaine de stupidités
dont sont blâmables nos «compétences» de
la CNAS et de leur Ministère !
On se moque bien, ainsi, des affiliés dans
cette Caisse et particulièrement des retraités et
des malades ‘chroniques’. Les retraités ont plus
d’ennuis, maintenant, avec la Caisse que lorsqu’ils
travaillaient.
L’informatique ne semble pas avoir été intelligemment
utilisée. La carence est manifeste du fait
de la paresse et de l’incompétence ! Il y a un vrai
problème d’organisation dans cette Caisse. Elle
doit se remettre en cause, surtout dans son organisation
pour se mettre au diapason des caisses
modernes, à l’ère de l’informatique, au lieu de persister
dans le rapiéçage.
Moduler en allongeant ou en rétrécissant la liste
des médicaments non remboursables et jouer sur
les tarifs selon les besoins financiers et les aléas
n’est pas de la gestion, mais du rafistolage !
Rappelons que la majorité des retraités ont des
pensions dérisoires et que les structures de santé
publiques ne jouent pas, comme il convient, leur
rôle de service public. Si la CNAS s’y met de la
partie que resterait-il alors du système de protection
dans son ensemble !
Il est quand même inconcevable que les pouvoirs
publics laissent faire ce genre de pratiques
inadmissibles ! Les assurés qui ne sont pas responsables
de la gestion des caisses restent ainsi
sans défense.
Il appartient à l’État, en dernière instance, de
les protéger contre ce qui est perçu comme pratiques
injustes et irrespectueuses.
Djerrad Amar
La CNAS : les affiliés
non rassurés,
toujours lésés
dans leurs droits !
Mohammed Belkamel - Intendant Principal en retraite - SOUK-AHRAS
tre : Le désarroi des Intendants Lettre
ouverte à Mr le Ministre
L’affligeante cécité de certains décideurs
du Ministère, conjuguée à l’embargo
décrété sur la réouverture et le traitement
du dossier Intendance interpelle
votre conscience de premier responsable
de ce département ministériel. Car
le doute qui envahit la corporation, le
désarroi dans lequel la plongent les tergiversations,
la crise identitaire induite
par d’inéluctables questionnements exigent
une thérapie frappée du sceau de
la rationalité et de l’équité sous peine
d’exacerber un mécontentement difficile
à contenir.
Monsieur le Ministre, tous les textes
régissant la profession depuis 1962 et
jusqu’au simulacre de statut concocté
à la hussarde en 1990 par d’inamovibles
dinosaures portent la même empreinte
d’obsolescence et confirment si
besoin est, la vacuité de leurs promoteurs.
En effet, subterfuges et duplicité
caractérisent l’ «oeuvre» du législateur
soucieux d’asseoir une dévalorisation
de fait de certains corps de métier par
le recours, dans le libellé des tâches inhérentes
à l’Intendant à :
a) à un flou rédactionnel à l’évidence
entretenu sciemment pour annihiler
toute velléité de revendication
b) une volonté de perpétuer la lancinante
dualité éducateur/comptable
mais à chaque fois expurgée de son
incidence financière.
En témoigne l’article 95 du décret 90/
49 du 06.02.1990
Alors si vous persistez à considérer le
label d’éducateur-pédagogue comme le
privilège des blanchisseurs de tableau
pour me déchoir de l’indemnité d’expérience
pédagogique et à me contester le qualificatif
de comptable au prétexte de son incompatibilité
avec le grade d’Intendant, vous conviendrez
que je suis acculé dans mes derniers
retranchements, parce que contraint
d’imprimer du coup une réalité incontournable
à l’aphorisme selon lequel je
ne suis plus qu’un couteau sans lame duquel
on a retiré le manche.
3- Extrait de l’article paru dans le
Quotidien d’Oran le 29.01.2003 sous
le titre : «L’Intendant ou la genèse d’une
insurrection programmée»
Quelle attitude adopter face à une administration
haineuse soucieuse d’hybrider
l’Intendant, de l’abâtardir, de lui
dénier un statut valorisant et stabilisant,
belliciste à souhait, arc-boutée à une
vision passéiste des choses, incapable
de transcender les aprioris, oublieuse
de l’apport inestimable de ce fonctionnaire
à l’épanouissement de la communauté
éducative ?
Alors, si force doit rester à la LOI, si la
sagesse et le bon sens dictent qu’en toute
circonstance doit prévaloir la force de
l’argument sur l’argument de la force, il
urge que soient levées toutes les équivoques
et toutes les ambiguïtés et particulièrement
dans la perspective de la refonte
imminente du Statut Général de la
Fonction Publique.
4- Extrait de l’article paru dans l’Est
Républicain du 1.11.2003 sous le titre :
L’Intendant entre ambivalence identitaire
et dénis de droit(s)
Le décret 90/49 du 06.02.1990 tant décrié
portant statut particulier des corps
de l’Education et notamment son article
95 énonce que les «Intendants sont chargés
de la gestion financière et matérielle
des établissements. Ils sont agents comptables.
Ils participent à l’éducation et à la
formation des élèves.»
Définition exhaustive s’il en est, des tâches
imparties à l’Intendant mais qui sera
sur le terrain, expurgée de l’incidence financière
quelle était supposée véhiculer.
L’Intendant au terme du décret incriminé,
est censé faire partie intégrante de
la famille enseignante ; mais victime expiatoire
de la duplicité du législateur à
travers les flous rédactionnels entretenus
sciemment pour annihiler toute velléité
de revendications, il sera le seul fonctionnaire
du secteur à ne pas bénéficier des
avantages inhérents à cette catégorisation,
entre autres de l’indemnité d’expérience
pédagogique avec en prime une
classification dévalorisante et un régime
indemnitaire frustrant.
De surcroît, l’Intendant est agent comptable
et l’exercice des fonctions est rigoureusement
et impérativement subordonné
à un agrément que lui notifie le trésorier
de wilaya conformément aux dispositions
édictées par le décret 91/311 pris
en application de la Loi 90/21 portant
Comptabilité Publique
Mais encore une fois, les avantages pécuniaires
liés à l’accomplissement de ses
tâches comptables lui sont contestés (prime
de caisse, prime de responsabilité).
Curieux dilemme donc que celui de ce
fonctionnaire auquel un premier décret
confère la qualité d’éducateur et qu’un
second consacre comptable public esqualité
! Non moins curieuse également
cette impression que ces deux textes ont
vocation à se neutraliser réciproquement,
à se dissoudre s’agissant de leur applicabilité
à ce fonctionnaire «juif errant» et
au motif de leur caractère antagonique
nous suggère-t-on !
Deux décrets exécutifs donc, du domaine
réglementaire de la puissance publique
que certains hiérarques, boostés probablement
par l’impunité ambiante, s’arrogent
le droit de fouler aux pieds sans aucun
état d’âme et qui consacrent cette double «vassalisation
» (Education Nationale / Finances),
ce bicéphalisme des tutelles contraignantes,
contribuant à alimenter les questionnements
identitaires, à exacerber rancoeurs
et ressentiments, à radicaliser les positions
les plus modérées.
Notre conviction quant à nous, est que
la puissance d’un Etat se mesure à l’aune
des lois et textes promulgués et appliqués
et qu’à défaut, nous ne sommes plus
que les sujets d’une République bananière
éligible au sobriquet peu enviable
d’absurdistan» Fin de citation
Madame,
Au terme de cette intrusion dans un
univers qui n’est plus le mien depuis une
décade, je me devais de rappeler que je
ne me suis pas assigné comme objectif
de vous convaincre ni de vous persuader
(le premier verbe s’adresse à la raison,
le second au coeur) , mais plutôt de
prendre à témoin l’opinion publique sur
les dérives héritées de vos prédécesseurs
que vous persistez à assumer, pérennisant
de la sorte les dénis de droit en évacuant
les voies du dialogue et en recourant
à un arsenal de dissuasion où les
injonctions, les intimidations, les menaces
de ponction sur salaires le disputent
aux velléités de saisine des tribunaux
alors que le sauvetage de cette école en
déshérence exige que l’on privilégie la
concertation et qu’on bannisse l’autisme
et les réflexes de caporalisation.
Madame la Ministre, vous avez le privilège
de gérer le seul fonctionnaire d’Algérie
soumis à l’obligation de la double
procédure d’assermentation et d’agrément.
Ne gâchez pas l’opportunité qui
vous est offerte de réconcilier ce technicien
de la vie collective avec son environnement
immédiat en tournant courageusement
le dos à tous ceux qui, par le
passé, ont excellé dans les louvoiements,
les atermoiements et autres forfaitures.
«La Justice est une disposition constante
de l’âme à attribuer à chacun ce
qui, d’après le Droit Civil lui revient»
J’ai plaisir à croire que cette citation
de Spinoza participe à l’éveil des consciences
à tous les niveaux
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